Six heures
A travers le silence de la nuit,
Tel un hiver en Sibérie.
Mais pourquoi je suis ici.
J’entends un ami
Qui doucement me siffle,
Enlève tous tes si,
Tu te compliques la vie.
J’ai envie de crier,
La vie n’est que synonyme
De pluies dans mes yeux,
De coups dans mon corps et mon esprit.
Et toujours cet ami
De me siffler cette musique,
Enlève tous tes si
Oublie tes soucis.
Tel un animal blessé, traqué,
Par ce genre humain
Que l’on dit avoir le pouvoir de penser.
Je me sens en sursis, pas à ma place
Dans ce monde d’hypocrisie.
Mais sans relâche, tu me joues
La musique du si, et si, et si.
Profites des petits répits de ta maladie
Pour vivre ta vie sans si.
Voilà, comment un matin
Au plus sombre de mes pensées,
Cette musique du si m’est revenue
Et d’écrire ce poème, pour te dire
Merci d’être mon ami.



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