Cinq heures, le réveil sonne.
Je me lève, pleine d’entrain, et vais boire mon café.
Tout en tournant la petite cuillère,
Je songe à ce week-end passé, un sourire aux lèvres.
30 kms de voiture, nous avons été au salon des arts créatifs.
Un régal, sauf pour la carte bleue,
Mais pas grave, pour me faire pardonner, j'ai offert un petit restau à mon mari
Ça c’était vendredi soir après le travail.
Samedi, après les courses hebdomadaires,
Nous avons nettoyé le jardin, pendant que le sol de la maison séchait.
Puis j’ai préparé un bon petit plat, nous avions nos amis.
Oh, un repas tout simple, c’était surtout une de ces réunions
Comme on les aime tant, en riant nous refaisons le monde.
Dimanche, nous avons enfilés les chaussures, histoire de se dérouiller les jambes.
Les enfants se sont joints à nous, en cette saison, la nature est si belle,
Avec tous ces rouges dans le petit bois d’à coté.
Mais assez rêver, il faut que je prenne encore ma douche,
Que je sorte le chien, repasse la chemise de mon homme,
J’ai préféré bricoler hier soir, je le paye ce matin.
Vite les clefs. A ce soir …..
Me revoilà, super pêche,
C’est vrai qu’avec ce week-end sympa, j’ai dormi comme un bébé.
Mais je dois préparer les valises, dans quatre jours c’est les vacances.
Nous partons dans le sud quelques jours. Plein de super choses à visiter.
Et le prochain coup, direction l'autre fille, c'est vrai, elle aussi est loin mais que 4 heures de route
D’ailleurs les kms, ça fait comme belle_ maman. Marrant le hasard. Non ?
Mais que se passe- t’il ? J’entends un bruit bizarre.
C’est le téléphone qui sonne, je n’arrive pas à me lever,
J’ai mal, impossible d’enfiler la robe de chambre, les chaussons, pas grave, j’y vais pieds nus.
Pourvu que je ne tombe pas.
J’arrive au bout du couloir, le téléphone ne sonne plus.
Je n’arrive pas à tenir le bol pour le mettre au micro onde, ni la cuillère d’ailleurs.
Et tu dors, je ne veux pas te réveiller. C'est la journée sans.
Pour la douche, je ne peux pas tenir le pommeau, appuyer sur le tube de dentifrice, la galère.
Pas un membre de mon corps, ni un muscle qui ne me fait pas mal.
Il faut que je me recouche, j’ai pris un médicament pour la douleur,
Mais cela ne fait qu’une heure, je dois en attendre encore trois pour en reprendre un.
Et cette fatigue, cette nausée, ce temps interminable, qui ne passe pas.
Les médecins nous l'avaient dit. Les effets secondaires du traitement de fond en plus.
Ah, et le début de l’histoire, vous direz ? Ce n’était qu’un rêve.
Chaque mot, chaque geste n’est plus qu’un souvenir pour mon mari,
Avec des larmes de rage, d’impuissance et d’isolement pour moi.
C’était notre vie d’avant, celle où on ne pense pas, qu’avoir des chaussures aux pieds,
Tenir une cuillère, tourner les pages d'un livre, prendre une douche, faire le ménage, ses courses, etc. etc....
Peuvent devenir un geste si douloureux, que même au repos aucun médicament ne calme.
Alors, à vous tous, même ceux que l'on appelle proches, qui croient nous connaitre,
Qui dites « un jour elle peut, et l’autre elle peut pas »,
Quand ce n'est pas d’une heure à l'autre.
A vous tous, qui faites des commentaires dans notre dos. Les fameux y’ a qu’à, faudrait que, le pauvre mari,
Au nom de tous ceux qui souffrent comme moi d'une maladie (rhumatisme indifférencié, spondylarthropathie ou spondylarthrite),
Ces maladies que l'on appelle aussi "invisible", si difficile à diagnostiquer. Il faut en moyenne une dizaine d'année.
Ce n'est qu'une partie de notre quotidien, ces choses intimes que l’on n’ose pas dire.
Alors vous qui jugez, sans savoir, sans la souffrance de cette maladie, juste sur les apparences,
Maintenant que vous savez, faites lire cet article, ou taisez-vous.
Avec mes mots
mercredi 29 octobre 2008
Une vie ordinaire
Par fanfan37 le mercredi 29 octobre 2008, 23:34
samedi 13 septembre 2008
Si
Par fanfan37 le samedi 13 septembre 2008, 20:07
Six heures
A travers le silence de la nuit,
Tel un hiver en Sibérie.
Mais pourquoi je suis ici.
J’entends un ami
Qui doucement me siffle,
Enlève tous tes si,
Tu te compliques la vie.
J’ai envie de crier,
La vie n’est que synonyme
De pluies dans mes yeux,
De coups dans mon corps et mon esprit.
Et toujours cet ami
De me siffler cette musique,
Enlève tous tes si
Oublie tes soucis.
Tel un animal blessé, traqué,
Par ce genre humain
Que l’on dit avoir le pouvoir de penser.
Je me sens en sursis, pas à ma place
Dans ce monde d’hypocrisie.
Mais sans relâche, tu me joues
La musique du si, et si, et si.
Profites des petits répits de ta maladie
Pour vivre ta vie sans si.
Voilà, comment un matin
Au plus sombre de mes pensées,
Cette musique du si m’est revenue
Et d’écrire ce poème, pour te dire
Merci d’être mon ami.
samedi 19 juillet 2008
Solitude
Par fanfan37 le samedi 19 juillet 2008, 02:15
Seule au fond de mon lit,
Je ne vois plus le jour, ni la nuit,
Famille et amis sont partis.
J'ai voulu caché mes larmes,
Leurs absences me servant d’armes,
Pour ne jamais baisser ma garde.
J’ai voulu savoir le nom de ce mal
Qui jour après jour, a fait fuir ceux que j'aimais,
Maintenant, je le sais, et je suis de plus en plus mal.
Larmes après larmes que je verse,
Douleurs, fatigue me bousculant comme un navire en détresse,
Je me noie dans l'océan qui me berce.
Tel un bateau ivre, je rêve de partir,
Pour ne plus te voir souffrir,
Toi l'homme que j’aime,
Et qui m'aide à survivre.
Nuit après nuit sans dormir,
J'essaye de garder espoir,
De ne pas lâcher la barre.
Vous vous disiez nos amis,
Et moi qui jamais ne pleurait,
Je vous ai écouté, je vous croyais.
Je n’ai plus la force, au milieu de cette tempête,
Avec mes larmes devenues rivières,
D' hisser les voiles, et enfin te laisser vivre.
Seule au fond de mon lit, jour et nuit,
On me murmure patience, espoir, courage,
Mais que le temps est long, avec pour seule compagne,
Alizée, qui sent que sa maitresse perd pied.







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